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Talents d'Arcis

Talents Artistiques  :

Jean-Claude GAULON et l'Art

Ici avec une de ses gravures

Au cours d’un après-midi ensoleillé, Jean-Claude GAULON nous reçoit chez lui. Nous narrant sa passion pour l’art, son passé mais aussi ses objectifs, il nous fait entrer dans un monde plein de cultures, d’enrichissements et de découvertes artistiques.

 

Comment avez-vous commencé ?

 

Tout a commencé à l’école quand j’étais enfant. Je prenais plaisir à reproduire les cartes de géographie à l’encre de chine. Puis, en cours de dessin, j’ai réalisé au crayon une tête de chien loup. Ce dessin m’a valu un 10 sur 10 !

J’ai pris ensuite plaisir à dessiner en rentrant de l’école, le week-end, et cela est devenu un loisir.

 

Vous avez toujours continué ensuite ?

 

Non, l’adolescence et la vie d’adulte ont impliqué d’autres occupations. Et, c’est lorsque ma femme a découvert la Tour de l’Orfèvre à Troyes réalisée à l’encre de chine, que j’ai décidé de reprendre ma passion.

 

Il n’y a eu que l’encre de chine et le dessin comme outils artistiques ?

 

Non, je me suis ensuite intéressé à la peinture à l’huile, puis à la gravure sur verre, la mosaïque, le vitrail (plomb appliqué) pour au final, revenir à la gravure sur verre.

 

Vous n’avez donc pas suivi de cours particulier ?

 

Non ,en effet, je suis un autodidacte.

 

A part Arcis, où avez-vous exposé ?

 

J’ai exposé 9 ans dans le département de la Marne, dans d’autres villes auboises, puis à Istres dans les Bouches du Rhône, dans une chapelle du 12ème siècle reconvertie en espace culturel : un cadre merveilleux se prêtant fort bien à ce genre de manifestation, comme d’ailleurs cette superbe tour du château à Arcis-sur-Aube. Les organisateurs et les exposants d’Istres n’avaient encore jamais vu cette technique de tableau gravé sur verre.

 

Et à l’étranger ?

 

Oui, j’ai eu l’occasion d’exposer en Allemagne et ce fut super ! C’était vraiment du relationnel à tout point de vue. L’accueil était très chaleureux, la municipalité très disponible. Le plaisir de voir un autre environnement était présent et le contact avec les gens très agréable ! C’est lors d’une exposition dans la Marne que cette proposition m’avait été faite.

 

Et en ce moment ?

 

Je prépare une exposition pour septembre encore dans la Marne.

 

Parlez-nous un peu de la gravure sur verre. Est-ce compliqué ?

 

Avec la gravure, je n’ai pas le droit à l’erreur. A l’inverse de la peinture, je ne crée pas l’ombre, je grave le motif autour. Et là, impossible de rectifier en cas d’insatisfaction. C’est d’autant plus passionnant. Il faut être patient, minutieux pour réussir et se rappeler que le verre est un matériau délicat. Il m’est arrivé d’en casser un alors qu’il était prêt à être encadré !

 

En moyenne, combien de temps prend une gravure sur verre ?

 

C’est selon l’importance du motif. Ca peut aller de quelques heures à par exemple  soixante dix-sept heures pour l’Opéra Garnier.

 

Etes-vous reconnu ?

 

Le bouche à oreilles fonctionne bien et engendre des propositions d’exposition.

 

Pensez-vous exposer à Paris ?

 

Pourquoi pas ? Ce pourrait être une expérience intéressante !

 

 exemple d'un vitrail                       

Propos recueillis par Baptiste HUET

Echange fait le mardi 10 août 2010 avec Monsieur Jean-Claude GAULON

 

 



Talents Sportifs :

Delphine FISHER est née le 10 juillet 1973.

Fille de Francis MOREAU et de Denise FREMY, Delphine a été élevée dans Arcis où son père occupe quelques reponsabilités : actuellement adjoint au maire et depuis longtemps président des roses du Val d'Aube et membre assidu d'autres associations telles La Fraternelle, une société centenaire ou se pratiquent en particulier la gymnastique et le tir...

Avait-elle dix ans quand Delphine fréquentait le pas de tir ? En tout cas, dès 1984 elle se classait septième (sur 70) au championnat de France de sa catégorie. Et puis dans le temps elle décrocha plusieurs titres départementaux et régionaux au tir à la carabine à 10 mètres.
En 2004, un grave accident aurait pu tout arrêter. Mais la fille a de la volonté. Privée de son bras gauche (malgré de nombreuses opérations) elle continua à tirer ... au pistolet. En attendant de reprendre la carabine quand les longues séances de rééducation lui auront rendu l'usage (si on peut dire) de son bras d'appui.
Début 2007, repérée par un entraîneur de l'équipe handisport, elle intègre l'équipe de France. Même si c'est trop tard pour l'amener au niveau d'une sélection pour les Jeux Olympiques de 2008 à Pékin.
Mais dès Mars 2009 elle est championne de France handisport. Et se classe troisième lors de sa première compétition internationale en Mai 2009.
Aujourd'hui, tout en assurant son travail d'infirmière, Delphine s'entraîne plus que jamais ... à la Fraternelle d'Arcis, au club de Sainte-Savine (mieux équipé en materiel et installations) et surtout à Sens sous la férule des entraîneurs nationaux.
Les Jeux Olympiques de Londres se profilent à l'échéance 2012.
Restent un peu plus de deux années pour progresser encore et se qualifier ... et gagner.
On y croit.

Allez Delphine ! ... On est avec toi.

Interview de Delphine FISCHER.





Delphine FISHER nous parle de sa passion

Delphine FISHER, de passage à la Mairie, entre son travail et ses compétitions, a bien voulu répondre à quelques questions. Elle nous raconte son parcours, ses objectifs et surtout sa passion : le tir

 

Tout d’abord, comment avez-vous commencée ?

J’ai commencée à l’âge de 10 ans alors que mon père, Francis MOREAU, était président du club de tir d’Arcis-sur-Aube. C’était la première année de l’école de tir. Puis, d’entraînements en sélections, sont venus les championnats de France. Les résultats tombent, je suis alors 7ème sur 70 participants.

Une connaissance du tir s’est alors installée, puis c’est devenu une évidence.

Le temps des années lycée est arrivé mais j’avais toujours l’envie du tir en moi. J’ai donc continué les compétitions mais en diminuant les entrainements (révision oblige !).

Une fois installée dans le monde du travail, j’ai pu reprendre les entrainements totalement.

En 2004 tout à failli se terminer. Mais, je me suis relevée et investie deux fois plus dans le tir. Jusqu’en 2007 où le chef de Handisport, Christian CHASSERY, m’a repéré puis je suis rentrée dans l’équipe quelques temps après.

 

Racontez nous, brièvement, une compétition !

Par exemple, pour les championnats du monde, c’est un monde différent. Pendant une période on est dans notre bulle à vivre notre passion à fond ! Au final, plus grand-chose ne compte hormis le sport. De plus, on est très bien encadré, on côtoie beaucoup de monde. Cela nous apporte une certaine notoriété de rencontrer les plus grands sportifs de ce sport.

C’est le tir et rien d’autre. Pendant les voyages, on ne profite pas des villes. On a limite le temps de les visiter. C’est surtout : hôtel, tir, entrainement.

Lors des compétitions, les chefs et les entraineurs sont derrière nous tous les jours. Ils nous encouragent et sont vraiment présents à plein temps.  C’est dans ces moments là, que l’on voit la solidarité entre les sportifs, on se soutient tous. C’est aussi une vraie expérience humaine.

Tant que l’on n’a pas vu et vécu une aussi grande compétition, on ne se rend pas compte de son importance, c’est vraiment énorme !

 

 

 

Une passion, un métier, un exutoire ? Qu’est-ce que cela vous apporte ?

Le tir est une passion avant tout. Je ne vis pas de cela. En effet, je suis infirmière. J’ai donc mon travail et ma passion séparée. Ceci permet de garder la même envie et la même motivation pour ce sport.

 

 

A part, Arcis, où avez-vous pu vous entrainer ?

Je tiens d’abord à remercier la Fraternelle (club arcisien de tir) qui me permet de m’entraîner à 10 mètres.

Je m’entraîne aussi à Sainte-Savine, où les locaux sont plus équipés mais également à Sens.

Quand aura lieu votre prochaine prestation ?

Je reviens des championnats du monde de ZAGREB. Il y aura bientôt des prestations comme les championnats d’Europe de Turquie, mais la plus importante sera, bien sûr, les jeux para-olympiques de Londres en 2012 !

 

Est-ce compliqué d’arriver à un tel niveau ?

Forcement, j’ai dû faire pas mal de sacrifices, comme tout sportif. Le haut niveau sportif est un but, un objectif, il faut donc se donner les moyens d’y arriver. Et cela s’accompagne de privations.

Lorsque je vois où j’en suis maintenant, je ne regrette rien et trouve normal d’avoir mis certaines choses de côté.

Après, c’est une attitude à avoir. Pour être sélectionné aux jeux para-olympiques, il faut avoir une bonne attitude dans le groupe, de l’assiduité, de l’envie et faire des efforts. Les résultats comptent, bien sûr, mais aussi notre attitude. Un sportif complet doit avoir de bons résultats mais aussi de l’humanité !

 

Que conseillez-vous aux jeunes qui veulent se lancer dans ce sport ?

Il faut avoir une bonne hygiène de vie, de la concentration car, au tir, c’est important. Ensuite, je dirai, qu’il y a un mental à acquérir au fur et à mesure : gestion de soi, sérieux, calme, organisation accrue et, surtout, gérer ses émotions.

Je conseille de faire également de la sophrologie, cela aide beaucoup.

 

 

Un dernier mot ?

Le tir m’a apportée des choses que je n’aurai jamais espérées. Mais Handisport a participé à ses découvertes. En valide, j’en serai restée au championnat de France. Avec Handisport, c’est championnat du monde et peut-être les jeux para-olympiques de 2012.

C’est le début de beaucoup d’évènements à venir !

Propos recueillis par Baptiste HUET